fiefféeclochette
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Tu peux m'appeler n'importe quand...

C’est beau l’amitié, plein d’élans et de jolies intentions. C’est aussi rempli de lieux communs et de phrases pleines de promesses comme tu peux m’appeler n’importe quand de jour comme de nuit. J’ai déjà dit ça à des amis, et je suis persuadée qu’ils peuvent le faire, même si jamais personne n’en a eu l’occasion (sauf justement un pas ami à qui je ne l’avais pas dit !).

Seulement voila une fée avec un sale caractère et un goût immodéré pour les expériences limites, il faut qu’elle essaie…

Me voila, téléphone à la main en train de composer le numéro…ça sonne…donc c’est vrai, le portable n’est pas éteint…ça décroche ouaaaaa, trop fort !

Ami : Allo…

FiéfféeClochette : Coucou c’est moi, ça va ?

Ami : Mhhhmm

FiéfféeClochette : Tu dors ?

Ami : Hmmmm

FiéfféeClochette :

Ami :

FiéfféeClochette : T’es encore là ?

Ami : Mhhoui

FiéfféeClochette : Blablablabla

Ami : Ghmmmm

FiéfféeClochette : Patati patata…

Ami : Hmmmmronfle

FiéfféeClochette : Tu te lèves tôt demain…enfin tout à l’heure hihihi ?

Ami : Hmmmm

FiéfféeClochette : Arretes de soupirer comme ça, ça va finir par m’émoustiller enfin !

Ami : Mhmmm

FiéfféeClochette : Mhhhh aussi alors !

Ami : Mhhhhhhronfle

FiéfféeClochette : Bon, bein je vais te laisser dormi, je commence à être crevée moi, bonne nuit !

Ami : Hmhmhmh

La fée raccroche son téléphone, règle la sonnerie du réveil et se couche.

Le lendemain matin (Trop chouette cette phrase, on dirait un compte de fée, ah bah ouais c’est ça en fait !), le téléphone sonne dans la poche de la fée.

« Allo, c’est moi, je viens de voir qu’il y avait eu un appel de toi sur mon portable cette nuit vers 2h20 et que ça avait duré 10 minutes ? »

FiéfféeClochette : Oui et ?

Ami : Bein je ne m’en rappelle pas !

FiéfféeClochette : Hahahaha…

Ami : On a parlé de quoi ?

FiéfféeClochette : Heu…de rien

Ami : Ah bon, ok !

FiéfféeClochette : Bon, bein Bonne journée alors !

L’amitié est quand même une chose magnifique, un espace magique ou l’on se comprend sans même se parler. Une relation dans laquelle on peut tout se dire. Une si jolie forme de partage, tout ça tout ça…

Enfin bref, voila, je suis désolée de t’avoir réveillé au milieu de ta nuit p’tit lapin !

Je ne le referai (peut-être) plus ;-p

Mais bon en même temps, fallait pas m’chercher quand même !

28.11.06 13:01


De la délicatesse des comportements humains...

Aller, on va dire que je suis d’accord pour admettre que chaque être humain étant unique et particulier, il aura un comportement tout aussi unique et particulier. Bel effort de ma part je trouve.

Maintenant prenons tout plein d’être humains uniques et particuliers et mettons les en couples, logiquement, ça nous donne moitié moins de couples que d’êtres humains…logique jusque là, mais quand même tout un tas de couples uniques et particuliers. Je pense que l’on peut admettre cette hypothèse comme juste et donc en faire un postulat de départ.

Si on prend tout un tas de couples uniques et particuliers et qu’on les place dans une grande surface style Carrouf un samedi après midi que se passe t’il ?

(Pour bien faire il faudrait observer en même temps un échantillon de couples uniques et particuliers qui seraient restés chez eux pour comparer, mais comme ils sont uniques et particuliers on ne serait pas plus avancé, vous me suivez ?)

Revenons donc à notre bocal expérimental : Carrouf, ses caddies, ses rayon, son ambiance feutrée et chaleureuse du week end. Pour donner un caractère original à notre expérimentation décidons que le responsable de l’organisation de ce haut lieu de la consommation à eu l’idée absolument géniale et lumineuse de modifier la déco intérieur de son lieu de travail en changeant l’ordre de disposition des produits dans les allées ainsi que la position géographique des dites allées elles mêmes. Et remercions le au passage du sérieux coup de main qu’il nous donne dans notre quête expérimentale.

Faisons entrer maintenant dans cette ménagerie, une Clochette un peu en week end, un peu détendue et très à la recherche d’une bouteille de vinaigre blanc (un truc qui vaut moins d’un euro...)

Hop hop hop, la voici qui flâne entre les rayon ne prenant pas immédiatement conscience de l’incroyable chaos qui règne, et puis, il faut bien se rendre à l’évidence, il y a des caddies dans tous les sens, des gens le nez en l’air qui vous roulent dessus sans vous voir et ne s’arrêtent pas pour autant (ils sont venu la en voiture, ça fait peur hein ?).

La fée rebranche ses neurones de survie et comprends que pour imaginer s’en sortir il va falloir se jeter dans le flot des caddies encore plus inconsciemment que l’on s’insèrerait sur le périphérique parisien ! Elle réalise soudain que si les autres ont un caddie, ce n’est absolument pas pour y mettre toutes leurs victuailles, mais bien pour s’en servir de bélier contre tout ce qui bouchonnerait, ralentirait ou ferait mine de leur passer devant !

Maintenant au cœur de cette jungle elle entrevoit ce qu’un soldat américain de film de guerre essaie de nous faire ressentir alors qu’il est cerné par les ennemis dans une quelconque jungle birmane. Le danger est partout, un pot de moutarde vient même s’écraser à ses pieds tel une grenade qui l’aurait manquée de peu !

Se réfugier dans le rayon le temps de reprendre son souffle sera sa seule alternative pour échapper à cette furie qui braille « Ahhhh mais ils ont tout changé » et qui reviens sur ses pas caddie en main en faisant un large demi tour non sans percuter pas loin de 5 autres de ses véhicules à roulettes et au moins 3 pauvres piétons qui n’ont pas eu la présence d’esprit de s’armer du précieux bouclier. Un petit garçon dont la tête n’arrivait pas à la hauteur de la pile de steaks en barquettes qui remplissaient son engin ne dû son salut qu’à l’extrême vigilance de son géniteur qui le souleva du sol une fraction de seconde avant le passage de la folle !

Planquée, à l’affût de la moindre accalmie, la fée à quasiment rejoint le rayon de condiments pour y trouver le précieux liquide, objet de sa convoitise, quand elle tombe nez à nez avec le spécimen féminin d’un couple unique et particulier en goguette en ce samedi après midi.

C’est dans le calme tout relatif d’un rayon de biscuits apéritif, que la fée progressant vers son but, a été heurtée de plein fouet par cette chose en jupe qui reculait sans se retourner en hurlant au spécimen masculin complément de sa paire  toujours aussi unique et particulière : « Ahhh, non, tu ne vas pas là, tu veux encore que je grossisse ? »

Là, je dois dire qu’il m’a fallu quelques secondes pour comprendre l’intense profondeur de cette exclamation. Je me suis trouvée avec, en plus d’un tympan quasi percé, des images de cette pauvre femme assaillie par des milliers de paquets de cacahuètes et de chips goût paprika essayant de lui rentrer pas la bouche et le nez en criant « Sus à l’ennemi ! ». Bon, j’ai bien regardé les emballages sur les étagères, mais pas un n’a fait mine de bouger, j’ai même fixé un paquet de crackers au fromage, mais il n’a pas bronché.

Enfin arrivée dans le rayon des condiments, c’est bien après avoir esquivé un autre couple certainement unique et particulier qui demandaient tout autour d’eux où se trouvait le rayon de l’eau minérale, qu’il m’a fallu me rendre à l’évidence, plus une seule bouteille de vinaigre blanc disponible. J’ai lorgné sur le caddie du couple qui s’en allait, mais non ils n’avaient pas embarqué mon vinaigre. Il ne me restait donc qu’a essayer de me glisser hors de cet univers de fous pour rejoindre mon petit monde fait de paix, de calme et, si, si, de paillettes quand on secoue les cheveux !

C’est donc en me faufilant vers la sortie que je me suis retrouvée dans le rayon des yaourts profitant tranquillement du passage qu’ouvrait un petit monsieur d’un certain age qui poussait son caddie sans hâte. Mais, il ne faut jamais relâcher son attention, si j’avais mieux regardé Rambo, je suis sûre qu’il me l’aurait dit. J’étais déjà plongée dans cet univers féerique qui tapisse ma boîte crânienne, quand retentit sur ma droite, une plainte, un peu comme un grincement de porte amplifié pour être perçu par tous les spectateurs d’un concert au stade de France : « Bah t’étais où, c’est quand même pas compliqué, je t’avais dit de me suivre ! » Le petit monsieur devant moi s’est retourné, il a l’eu l’air déconfit, il formaient à n’en pas douter un autre couple unique et particulier. La grinceuse est passée devant à fond de train pour tester les capacités de réactions de sa moitié à qui je n’ai pu que faire un petit sourire contrit qu’il m’a rendu avec un clin d’œil en disant : « c’est comme ça, à mon âge on ne peut plus en changer ».

Ce n’est qu’après, bien après avoir rejoint la féemobile que j’ai commencé à me demander s’il valait mieux arrêter de faire les courses ou alors surtout ne pas former un couple unique et particulier…

Je ne suis pas toujours des plus tendre à votre égard, mais, messieurs, je vous plains sincèrement.

24.11.06 14:51


J'voudrais pas...

Je ne voudrais pas partir sans avoir une fois encore parlé aux étoiles une carte du ciel à la main.

Je ne voudrais pas partir sans avoir pris un autre petit déjeuner dans la lumière d’un matin d’été .

Je ne voudrais pas mourir sans avoir une fois de plus enfoui mes pieds dans du sable chaud .

Je ne voudrais pas mourir sans avoir goûté encore à tes lèvres.

Je ne voudrais pas périr sans m’être saoulée de l’air des montagnes jusqu'à plus soif.

Je ne voudrais pas périr sans m’être émerveillée d’une nouvelle éclosion de fleur d’orchidée.

Je ne voudrais pas partir sans avoir respiré l’odeur d’une taie d’oreiller parfumée de soleil.

Je ne voudrais pas partir sans avoir mangé un autre aligot.

Je ne voudrais pas mourir sans avoir laissé encore mon corps s’imprégner d’une scène, d’une musique, d’un public et de danse.

Je ne voudrais pas mourir sans avoir vu tes traits sur le visage d’un enfant.

Je voudrais pas crever sans avoir encore et encore écouté Boris Vian…

17.11.06 12:49


Je suis de celles...

- Qui on regardé Le Grand Bleu en boucle.

- Qui ont mangé des milk shake à la banane chez Quick !

- Qui ont pris le métro avec des tickets jaunes...

- Qui se sentent vieille là tout à coup.

9.11.06 12:51


Scène de ménage

Ouais ouais, t’es là tu fais le fier, mais t’as quand même essayer de pourrir ma soirée en tête à tête avec James !

Tu savais que c’était ce soir là et tu sais très bien que quand il y a James je n’y suis pour personne.

C’est vicieux, c’est mesquin, ce n’est pas digne de toi, je ne peux même plus te faire confiance. Et encore, heureusement que j’avais pris de l’avance dans le programme pour être sure que rien de viendrait nous déranger, sinon, je me serais retrouvée devant le fait accompli, obligée d’appeler ma maman à l’aide !

Alors, monsieur Thompson, la prochaine fois que tu me fais une grève de la résistance du bas, je te conseille de ne pas choisir une soirée James Bond durant laquelle j’ai décidé de faire des madeleines, sinon je te balance à la déchetterie !

6.11.06 10:19


Aux abonnés absents...

 

Ce soir je n’y suis pour personne, je coupe le téléphone, la sonnette ne fonctionne déjà plus depuis longtemps ! En passant, avoir une sonnette qui ne fonctionne pas est d’un confort absolu, le gage d’une vie paisible, l’arme absolue contre les importuns de tous poils…

Je disais donc, ce soir même pas la peine, je ne suis plus sur cette planète pour personne, même pas Brad Pitt en string léopard qui viendrait m’offrir un lave vaisselle, personne, pas même une femme de ménage payée à vie, quoique pour le coup, ça demande réflexion (la femme de ménage, pas Brad Pitt hein !).

Ce soir je me pose en pyjama en pilou à fleurettes avec chaussettes à bouclettes, une petite couverture, une carafe de chocolat chaud et un paquet de madeleines…devant la télé.

C’est un fait, ce n’est pas négociable !

C’est certainement l’un des plus mauvais de la série, avec l’un de ses plus mauvais interprètes, mais il y a des choses qui ne s’expliquent pas.

Il est des forces qui vous dépassent que vous le vouliez ou non, donc ce soir ça vous dépasse, ça me dépasse et c’est bien comme ça !

Je dois avoir ça dans mes gènes, tant et si bien qu’un ami en a déduit que je n’étais pas une fille, car les filles ne regardent pas ce genre de trucs. Même pas mal, alors ce soir je suis un homme et je m’en fous, ce soir c’est télé un point c’est tout.

Et quand je serais grande et bien ce sera pareil Na !

2.11.06 12:57


Je suis de celles qui:

- Se demandent comment doit faire une jeune compagnie de danse contemporaine pour se faire programmer?

- Si on est condamné à rêver certains points de sa vie?

- C'est quoi une fille bien?

2.11.06 09:39


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